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Ma position dans le courant "contemporain"

Une mise au point. Le Corre Gilles
19 marcha 2004

Ma position dans le courant de l'"Art Contemporain" ( sous réserve d'évolution, il n'y a que les imbéciles et les saints qui ne changent jamais d'avis.)

 

Je revendique l'héritage du passé, lointain ou proche, l'histoire de l'art est un tout continu et indissociable.

Je rejette la notion de polyvalence de l'artiste, estimant que "qui veut tout faire n'approfondit rien".

Je refuse la dérision comme système, l'art est pour moi un canal du sacré.

Je prône l'art comme transformation du ressenti, non pas expression violente, brute et immédiate.
Je ne cherche pas pour autant la maîtrise absolue du geste et du travail, je laisse toute sa place à l'accident, à la maladresse. Je suis adepte de la théorie voulant que le premier coup de pinceau entraîne tous les  suivants, indépendament de la volonté de l'artiste, la technique ne devant concerner que la main, la volonté restant en retrait par rapport à l'ouvrage en cours. Je tente pour ce faire d'utiliser les moyens les plus simples et les plus rapides.

Je crois que l'art est "révélation", c'est-à-dire : "chose qui, venant à être connue, en fait découvrir beaucoup d'autres."

Je ne me revendique d'aucun courant ni école.

Je considère mon travail actuel comme de la peinture et non pas du dessin, suivant les définitions :
                                                                              Dessin : art du "trait".
                                                                              Peinture: art du "modelé".
Les outils et matériaux ne caractérisent en rien le travail, on peut dessiner au pinceau, avec de la "peinture", et peindre au doigt avec du charbon.....

LE STYLE.

J'utilise conjointement un "sujet" traité de façon "réaliste", bien que le plus souvent monochrome, et un "fond" abstrait, irréel, sans rapport apparent. De ce fait, la perspective classique n'est mise en oeuvre que dans le sujet, tout ce qui l'entoure étant rigoureusement plat, pour évacuer la mise en scène, l'anecdote, l'histoire. Ces images ne racontent rien.  Elles ne sont pas représentatives de la réalité, et ne doivent pas être considérées comme des "portraits". Elles se contentent de montrer un aspect du réel, le plus objectivement possible, sans commenter. Bien sur, pas de titre, dispositif, dans cette optique, beaucoup trop narratif.

LA TECHNIQUE utilisée pour le sujet : directement issue des techniques franco-flamandes des XIVe et XVe siècles : mine d'argent, mine de plomb, pierre noire, sanguine et rehauts de blanc. Ces matériaux m'apportent netteté, précision et clarté, à l'opposé du flou, qui me gêne, dans un but volontairement descriptif, sans enjolivures ni omissions, sans ces  "arrangements"que je déteste.
L'ensemble, comme vieilli, patiné par le passage d'un temps incertain tente de placer dans  la plus grande indétermination possible de l'espace et du temps un sujet d'aujourdhui dépourvu, lui, d'ambigüité.
 L'image, la représentation du sujet -nudité féminine, voir la page "de la nudité considérée comme métaphore de la sainteté"- doit sauter à la conscience, l'idéal étant qu'elle captive afin d'entraîner ensuite la recherche d'un sens par le spectateur.

                                                                                                                                                                                Le 19 Mars 2004







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